Politiciens profiteurs, arrivistes…sournoiseries de certains guides religieux. El hadji Daniel So y va fort dans son ouvrage « Politiquement Sénégalais». 

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Dans cet ouvrage « Politiquement Sénégalais »édité chez Saint Honoré – Editions / Paris et qui va bientôt paraître, et dont nous publions les bonnes feuilles, le juriste – analyste politique, El hadji Daniel SO, par ailleurs président d’En Mouvement – Défar Sénégal,revient sur la vie politiqueet ses acteurs au Sénégal de 2012 à nos jours. L’homme politique n’a pas manqué de dire tout haut ce que beaucoup de Sénégalais pensent tout bas. Dans son analyse,il met en évidence les Maux et les Mots de l’arène politique.Nos radars nous ont permis d’avoir quelques extraits qui vont sans nul doute faire couler beaucoup d’encre.

 

Déjà, à l’entame de ses propos, dans l’avant-propos, à la page 14, il donne le tempo en expliquant le pourquoi, il « essaie d’exprimer sa vocation en des termes pouvant justifier tout ce qui lui donnait envie de se sentir concerné et qui l’a amené à être conscient de l’importance et de la signification de la participation aux affaires publiques du citoyen qu’il est. Même si trouver sa vocation est une chose et que l’exprimer en est une autre, le partage des moments les plus marquants et significatifs du premier mandat du président Macky SALL (2012-2019), synchronisé́ à ses chroniques sur l’actualité́ socio économico politique sénégalaise, africaine et parfois internationale, et combiné avec un vécu et des ressentis personnels, est un atout principal pouvant permettre une bonne transmission ; et par ricochet de saisir plus facilement ce pourquoi, il s’est adonné à cette noble passion qu’est la politique, ô combien galvaudée et éloignée de son origine dans un pays dénommé le Sénégal avec un landerneau politique « spécial ». Un monde – bien sûr – loin d’être anodin puisque selon lui, « il m’a permis de découvrir une autre facette de la vie et de l’Homme, qui m’était jusqu’ici inconnue sous cette forme, en raison de ses incalculables vicissitudes. Et, c’est à travers la politique que j’ai pu déceler la faiblesse qui anime l’être humain lorsqu’il est confronté à certaines situations, et mesurer jusqu’où̀ l’homme politicien est prêt à aller pour assouvir ses envies et ses ambitions pouvoiresques ; et pour les satisfaire, il est prêt à renier ses propres principes et/ou ses valeurs morales et spirituelles, évidemment si toutefois il en disposait auparavant. »

 

Ensuite dans l’introduction à la page 21, il enfonce le clou, en disant qu’…(« Au Sénégal où politique rime avec pouvoir, la passion pour la politique semble ne pas avoir sa raison d’être pour bon nombre de ses adeptes. Alors, pour le sentiment de responsabilité ainsi que l’équilibre du coup d’œil, n’en parlons pas. Il suffira donc juste d’une simple once de bon vouloir pour changer de niveau social qu’ils pensent pouvoir obtenir sans effort par son biais, et le compte y est. Préférant toujours la mythologie de la « finalité à tout-va » à celle du « comment licite », la plupart de ses acteurs s’arc-boutent derrière cet adage qui dit que « l’argent ne se gagne pas à la bourre mais en parvenant à s’en faire par tous moyens » – y compris amoraux – pour se hisser au sommet) »….(… « Pendant ce temps, les véritablespassionnés ou puritains à la chose politique se morfondent dans l’indignation et parfois même dans l’inaction pour tenter de noyer leur impuissance par le silence. Donnant ainsi libre cours aux arrivistes et profiteurs de décider de leur sort commun. Arrivistes, parce que le pouvoir peut tomber entre les mains de n’importe qui –même du moins préparé des conquérants. Et opportunistes, du fait que, tel un gâteau, son partage se fait automatiquement après, entre partisans sans prise en compte aucune des lignes programmatiques, donnant de facto l’impression de n’exister que de nom ; d’où le fameux phénomène de la transhumance politique notée au cours des différentsrégimes qui s’y sont succédés, de l’indépendance, en 1960, jusqu’à nos jours. Le tout, en complicité sournoise – quelquefois, il faut le souligner – avec certains guides religieux, jadis considérés comme des régulateurs de la société devant veiller à la qualité de la gouvernance publique par leurs enseignements de la culture des bonnes moeurs et non celle de l’individualisme opportuniste. Mais hélas, aujourd’hui plus que jamais, nous constatons avec tristesse leur promptitude à avaliser les décisions de leurs fidèles vaincus, si ce ne sont pas eux-mêmes qui leur ordonneraient par Ndiguël10, de rejoindre les prairies florissantes de leurs adversaires vainqueurs ; plutôt que de persister sur les valeurs de la persévérance dans l’endurance comme il nous a été enseigné par nos illustres guides spirituels à partir des recommandations des deux principales religions pratiquées dans le pays (l’Islam par plus de 94% de la population et le Christianisme avec ses 4%).A ce stade de désinvolture où tout semble être permis dorénavant et où l’impossible n’existe quasiment plus, seule la responsabilité intrinsèque universelle est capable de nous sortir de l’ornière du citoyen appelé « lambda» ; et prendre fait et cause pour celui dit « modèle ». Ce qui pourrait tout au moins garantir, à tout un chacun, l’exploration de son subconscient par lequel sa qualité fondamentale de se sentir naître pour servir et non se servir devient maître du jeu. Sans quoi, la société tout entière ne cessera jamais d’être sous l’emprise de profanes, prêts à tout pour conquérir et/ou conserver – c’est selon – le pouvoir, avec comme seule certitude, de plonger éternellement le pays dans une spirale infernale de quête de lendemains meilleurs ».

 

Bref, tout y est passé ou presque, de l’appel à l’autocritique des acteurs politiques, du pouvoir comme de l’opposition, à l’interrogationde l’histoire politique du Sénégal, en analysant la cohabitation dans un régimeprésidentiel, la multiplication des coalitions politiques sans véritable programme politique, l’impact des quarante-sept listes sur les opérations de vote lors des électionslégislatives de 2017, l’obligation de satisfaire au devoir citoyen de vote malgré le caractère « infernal » des élections, la question du troisième mandat du Président de la République, les cas Khalifa SALL et Karim WADE, la prospective politique sur 2018, « annéeélectorale captivante », l’attitude de l’opposition par rapport à ces élections, lestensions politiques le jour de l’adoption de la loi sur le parrainage, la renégociation des contrats pétroliers, la situation politique à la veille et après l’électionprésidentielle de février 2019, et aussi la gestion de la pandémie COVID-19.

Un livre qui sera décortiqué, d’après nos infos, autour d’une table ronde le samedi 21 novembre 2020 dans une résidence de la place.

 

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